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Mises à jour régulières |
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Définition de la violence morale : |
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Ensemble de comportements et de propos qui visent à nier l'autre en tant que sujet et à le réduire à l'état d'objet destiné à calmer ses désirs et ses angoisses. Il ne s'agit pas d'un trouble passager de la relation, mais d'un mode de le rapport a autrui qui rompt le dialogue et annule la reconnaissance de l'altérité et du lien, pour installer la peur et anéantir la dimension symbolique de l'homme chez ceux qui en sont victimes. Ses processus concourent à soumettre l'autre, l'isoler, le contrôler et de maintenir son pouvoir. La violence morale est polymorphe, pour se déployer elle utilise différents agissements et comportements ; chacun d'entre eux constitue une micro violence, difficilement repérable prise isolément. Il s'agit d'un trauma cumulatif qui aura ses effets délétères avant que les sujets exposés puissent en construire une représentation mentale et en interpréter le sens. La difficulté radicale de cette épreuve c'est qu'elle constitue une rencontre avec la mort. |
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La violence étant toujours un rapport de domination, quand elle se développe sur le plan psychologique, elle se définit comme une relation d'emprise, qui va placer la peur au centre des relations humaines et la psycho-terreur au sein du collectif. L'extrême nocivité de la violence morale réside dans le fait qu'elle va empoisonner la vie psychique individuelle et collective, confronter l'homme à l'effraction traumatique de la rencontre avec le réel de la mort, avec toutes ses suites de souffrances et de fascination. La violence par le psychologique atteint la capacité symbolique de l'homme, sa capacité de vivre en société et le sens même de sa vie. Par l'utilisation de plusieurs processus (intimidation, dénigrement, isolement…), la violence morale opère une usure mentale qui abouti à un véritable « décervelage », la victime n'agissant plus que sous l'impulsion de son cerveau archaïque (reptilien), où règne la peur la culpabilité, la honte et l'effroi. Le prédateur possède alors un sujet qui est plus symboliquement un homme -c'est-à-dire un être de désir, capable de construire une représentation de sa situation externe et interne et de créer du réel - mais un être qui s'autodétruit psychologiquement une fois le poison psychique inoculé. |
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La violence morale est une violence propre qui conduit à la mort sans bruit, sans onde de choc autour ; plus une implosion qu'une explosion. |
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D. ANTHOR, Psychothérapeute, Consultant sénior en ressources humaines |
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Les phénomènes de stress |
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1° PHASE DE REACTION D'ALARME |
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Les premiers signes de troubles et d'apparition de phénomènes ( santé social...) qui ne sont pas habituels :
La difficulté pour la personne est de prendre conscience de ses changements et de les relier à ce qui se passe dans son travail. Ce phénomène de cécité augmente le risque quant aux séquelles consécutives au harcèlement; d'une part, en prolongeant la durée d'exposition aux agressions et d'autre part, en ne favorisant pas l'anticipation - de manière générale, l'effet de surprise alourdi les conséquences du traumatisme |
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2° PHASE DE RESISTANCE : développement de symptômes |
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| >>> physiques : |
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| >>> cognitifs : |
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| >>> émotionnels : |
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engourdissement psychologique déni de la réalité colère culpabilité tristesse perte de confiance en soi et en autrui anxiété récurrentes crises d'angoisse symptômes dépressifs augmentation du risque de suicide . |
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>>> comportementaux : |
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tendance au retrait |
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3° PHASE : Etat de Stress Post-Traumatique (ESTP) |
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Réactions émotionnelles au choc |
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D. ANTHOR, Psychothérapeute, Consultant sénior en ressources humaines |
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| LES CONDUITES À TENIR IMMEDIATEMENT : | |||||||||||||||||||
| 1° Il faut tenir compte des premiers signes de troubles et d'apparition de phénomènes ( santé social ...) qui sont inhabituels : | ![]() |
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| La difficulté pour la personne est de prendre conscience de ses changements et de les relier à ce qui se passe dans son travail. Ce phénomène de cécité augmente le risque quant aux séquelles consécutives au harcèlement; d'une part, en prolongeant la durée d'exposition aux agressions et d'autre part, en ne favorisant pas l'anticipation - de manière générale, l'effet de surprise alourdit les conséquences du traumatisme . |
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| 2° Engager des démarches d'information et de conseil : | |||||||||||||||||||
| - Consulter votre médecin habituel pour endiguer la dégradation de votre santé. Demander lui tout de suite un certificat définissant votre état, faisant référence à ce que vous lui rapportez de la cause et précisant que vous n'aviez pas eu antérieurement des atteintes de votre santé de cette nature. Si cela vous est nécessaire, demandez lui un arrêt de travail. Si votre médecin estime que vous avez été gravement atteint, demandez lui de vous soutenir dans la déclaration ou la requalification en accident de travail ce que vous avez subi - Consulter un psychothérapeute pour qu'il aide à trouver les ressources nécessaires pour sortir de cette situation - consulter le médecin du travail de l'entreprise, pour l'informer des conditions dans lesquelles vous travaillez, obtenir des conseils et des informations, lui demander, si nécessaire de vous soutenir dans la constitution d'un dossier de défense de vos droits - Iinformer l'inspection du travail de votre situation si vous êtes salarié du privé; elle a un rôle de contrôle de l'application du droit du travail et peut intervenir dans l'entreprise dans le but du respect de vos droits. - Contacter les représentants du personnel (délégué du personnel, membres du CHSCT) et les représentants syndicaux, afin qu'ils informent de votre situation les autres membres du personnel et qu'ils vous soutiennent dans vos démarches auprès des responsables de la structure - Contacter le CEPVIM afin d'avoir les informations et les conseils indispensables et le soutien dont vous avez besoin. |
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| 3° Adopter des comportements adaptés : | |||||||||||||||||||
| - Prendre le maximum de distance possible avec les événements et les agissements à votre encontre, ne pas “craquer devant le ou les harceleurs; pour cela faites -vous aider - repérer les modes d'attaques dont vous êtes l'objet et construisez - point / contrepoint - des scénarios de réponse non émotionnels - exécuter au mieux votre travail, savoir différer, déléguer pour ne pas être mis en difficulté et surtout ne pas commettre “la faute” qui sera surexploitée par la partie adverse - ne pas s'écouter et ne pas écouter “les bons amis” prodigues, dans les justifications de réponses agressives, les idées de légitime défense ou de noires vengeances - ne pas répondre aux agressions et penser , en revanche à les noter, à en garder des traces, qui pourront éventuellement servir de preuve - ne pas démissionner comme étant “la seule solution”, mais chercher un autre emploi - faire un bilan de compétences afin de vous remobiliser sur vos atouts professionnels, retrouver confiance en vos capacités et réfléchir plus sereinement à une autre solution d'emploi |
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| 4° Développer votre communication : | |||||||||||||||||||
| - ne pas rester isolé, mais faire l'effort d'aller au devant des autres, en commençant par celles avec lesquelles vous aviez antérieurement de bonne relations - demander des explications par écrit dès que l'on vous ordonne des tâches sans rapport avec votre poste ou votre mission, telle qu'elle est définie dans votre contrat de travail. Si cela n'est pas fait, c'est l'occasion de le faire préciser par écrit. Agissez de même si l'on change vos conditions de travail - demander à être accompagné lors d'entretiens concernant des reproches, un avertissement ou un blâme et lors de convocations préalables à un licenciement - rester vigilant sur la qualité de la relation avec les personnes de votre entourage (professionnel et privé), ne pas les agresser, ni les lasser avec ce qui vous arrive et prendre l'aide que l'on vous offre - cultiver de bonnes relations avec les personnes susceptibles de vous soutenir ou éventuellement de témoigner en votre faveur, si cela s'avérait nécessaire, conserver le plus d'alliés possibles - s'efforcer de mener une vie plus riche en activités sportives, culturelles et socialisantes pour lutter contre le repliement sur soi et de manière générale améliorer les conditions d'hygiène de vie |
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| 5° Construire un dossier : | |||||||||||||||||||
| - écrire un journal relatant les faits - monter un dossier avec un plan de classement - collecter les pièces qui pourront servir de preuves en cas d'engagement d'une procédure judiciaire |
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Il ne faut pas s'imaginer que l'on peut régler les problèmes seul. Il faut impérativement avoir des soutiens. Il faut que toutes réactions s'inscrivent dans une stratégie logique qui permet, en cas de contentieux ultérieur, |
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| LA STRATEGIE A ETABLIR | |||||||||||||||||||
| 1° Analyser la situation :
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- réfléchir à ce que l'on veut, aux buts que l'on peut viser - étudier le contexte dans lequel on se trouve (perspectives d'avenir, atouts, faiblesses), qui vous aider, vous soutenir, qui peut vous mettre en difficulté |
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| 2° Prendre des décisions :
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- soit la situation est améliorable -et comment? - soit la situation n'est améliorable et il faut partir - du poste, du site, de l'emploi |
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| 3° prendre les dispositions pour mener à bonne fin la stratégie adoptée : | |||||||||||||||||||
| - sur le plan de la santé : | - consulter régulièrement son médecin, aller voir les spécialistes recommandés par rapport aux affections qui se déclarent - consulter régulièrement un psychothérapeute afin de traiter les inévitables conséquences psychologiques du harcèlement (état de stress post traumatique et ses troubles associés) . |
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| - sur le plan juridique : | - consulter un avocat spécialiste en droit du travail pour qu'il vous assiste soit dans une négociation, soit pour engager une procédure . |
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| - sur le plan social et de la recherche d'emploi : | - consulter une assistante sociale pour faire le point sur les répercutions que vont avoir les actions que vous aller entreprendre : les indemnités journalières, les allocations journalières, les compléments de salaire, les différentes situation au regard de l'assurance maladie, les régimes d'invalidité, les indemnisations ASSEDIC, les allocations chômage, les droits CAF, les conséquences sur les crédits en cours, sur les impôts... - consulter l'agence ANPE dont vous dépendez et les différents organismes qui peuvent vous aider dans la recherche d'emploi - entreprendre un bilan de compétence pour faire le point sur vos acquis professionnels et déterminer un projet professionnel; éventuellement, engager une formation pour augmenter les compétences et l'employabilité. (contacter le FONGECIF Haute Normandie ou l'OPCA de votre secteur professionnel) . |
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Didier ANTHOR, Psychothérapeute, Consultant sénior en ressources humaines |
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| Cet exposé constitue une tentative de précision sur les notions de stress, de harcèlement et de traumatisme ainsi qu'une approche des liens que ces notions entretiennent entre elles. |
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| L'usage des notions | |||||||||||||||||||
Depuis Saussure, nous savons que le signe linguistique est aléatoire et que de même il y a plusieurs niveaux de langue. Un même mot a plusieurs sens et plusieurs usages avec des publics et des contextes différents. Le mot stress dans un domaine médical va faire référence à dès phénomènes biologiques, avec notamment, la production de substances telles que l'adrénaline, la noradrénaline et le cortisol. Le même mot stress, chez les psychologues va désigner un état psychologique, avec trois phases : la phase d'adaptation, la phase de résistance, la phase de dépassement. Dans le grand public, le stress désigne la pression mentale ressentie dans une situation : par exemple, il est commun de dire "ici tout le monde est stressé !", "ici on manage par le stress". En fait, les trois notions qui nous intéressent (stress, harcèlement et traumatisme) sont passées d'un domaine scientifique à un usage grand public. Il y a actuellement une banalisation de la notion de harcèlement qui sert à la fois deux maîtres : l'intégration dans notre système de connaissance d'un phénomène nouvellement reconnu socialement et une protection contre celui-ci. En affirmant à qui veux bien l'entendre que tout le monde peut être stressé, harcelé, traumatisé, les individus se défendent magiquement, tentent au niveau des mots de nier leur fragilité. La souffrance et la destruction que représentent ces processus sur les plans psychique et biologique. Chacun de ces processus peut conduire à la mort par pathologie ou par suicide. À la réception téléphonique du centre de prévention, 25 % des appelants confie avoir fait au moins une tentative de suicide. Les psychothérapeutes, accueillent des personnes qui sont hémiplégiques, en énurésie secondaire ou atteints de bien d'autres maux, à la suite d'un harcèlement moral au travail. Pour avancer dans la compréhension, abordons en premier la notion de stress, sujet principal de l'exposé de ce soir. |
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La définition du stress |
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Le stress se manifeste, quand, face à un événement qu'elle considère comme important et comme une menace éventuelle, une personne doit juger de ses ressources personnelles et sociales afin d'être en mesure d'assumer la situation. Il lui faut alors élaborer des stratégies d'ajustement pour en réduire la perturbation; si la mobilisation des ressources permet de le faire, cela va constituer une expérience positive qui renforce le sujet (c'est un stress normal), dans le cas contraire, cela va introduire un dysfonctionnement chez la personne, qu'elle va traiter grâce à ses défenses habituelles, si le dysfonctionnement s'installe, il va entraîner des pathologies psychiques et physiques (c'est un stress chronique). Le stress est une réponse non spécifique à la situation; que l'agent stresseur ou la situation soient plaisants ou désagréables, cela n'est pas important "la seule chose qui compte, est l'intensité de la demande de réajustement ou d'adaptation". Le stress a trois objectifs : il focalise l'attention, il mobilise les capacités mentales et il incite à l'action. De nature réactionnelle, le stress disparaît lorsque disparaît le stresseur. Si l'on peut mieux décrire les différents états du stress et voir en quoi le même mécanisme d'adaptation à une situation peut dans certains cas être favorable pour la personne, dans d'autre cas néfaste, on serait tenté de voir dans la situation extérieure au sujet, la cause de cette distinction importante. La tentation est grande ; une typologie des "mauvais cas de figure" pourrait rendre d'énormes services en matière de santé. En réalité, ce n'est pas la situation qui doit être qualifiée de stressante, mais c'est essentiellement l'évaluation subjective faite par la personne qui importe. Il nous faut renoncer ici à une illusoire description objective de faits contrôlables et ayant la même valeur pour tous. C'est toujours de la particularité de la réactivité actuelle de la personne, en rapport avec l'événement, qu'il faut partir pour comprendre ce qui se passe pour le sujet. Ce qui compte ici, c'est premièrement de voir comment la situation est perçue (quels sont les éléments d'information ont été sélectionnés par la personne, quels sont ses moyens de comparaison, en tenant compte de ses capacités physiologiques, cognitives et émotionnelles ).et deuxièmement, d'examiner comment la situation a t'elle été interprétée. Plusieurs études confirment que c'est le stress perçu par les personnes concernant les événements de leur vie quotidienne et le passé récent qui est le plus prédictif des troubles de la santé psychologique et physiques ultérieurs, alors que la gravité objective de l'agent stresseur est moins prédictif sur les troubles psychologiques et physiques et ce, avec une grande variabilité d'un sujet à l'autre. Nous retiendrons la définition de l'agence européenne pour la sécurité et la santé au travail ; le stress « survient lorsqu'il y a déséquilibre entre la perception qu'une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu'elle a de ses propres ressources pour y faire face. Bien que le processus d'évaluation des contraintes et des ressources soit d'ordre psychologique, les effets du stress ne sont pas uniquement de nature psychologique. Il affecte également la santé physique, le bien-être et la productivité ». |
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Les liens entre stress et harcèlement |
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Il n'y a pas à confondre stress et harcèlement. Les deux notions ne se superposent pas dans un usage équivalent, mais elles entretiennent néanmoins des rapports entre elles. Tout d'abord le stress désigne un état psycho-physiologique de l'individu, alors que le harcèlement un phénomène psycho-social, impliquant une dimension relationnelle entre une personne qui subit ce harcèlement et une autre personne ou un groupe de personnes qui mettent en oeuvre ce mode de rapport à autrui. D'un côté, dans le harcèlement, on a affaire à une situation globale, d'un autre, dans le stress il s'agit plutôt de la conséquence du premier sur le second (du harcèlement sur le stress), d'un état de réaction adaptative de la personne, mettant celle-ci en défense, quand elle se sent soumise à une agression ou à une menace. Pour le harcèlement, si l'on se réfère à la définition de la loi sur le harcèlement adoptée en 2002 qui précise : « Art. L. 122-49. - Aucun salarié ne doit subir les agissements répétés de harcèlement moral qui ont pour objet ou pour effet une dégradation des conditions de travail susceptible de porter atteinte à ses droits et à sa dignité, d'altérer sa santé physique ou mentale ou de compromettre son avenir professionnel. »; la traduction sur le plan psycho-physiologique de l'altération de la santé physique ou mentale consiste, en un premier temps, dans le déclenchement d'un état de stress chez la personne qui subit le harcèlement. Invariablement le harcèlement moral au travail va engendrer cet état de stress et le prolonger, car harcèlement rime avec durée et répétition. Les effets de ce harcèlement sur la santé de la personne seront comparables à ceux décrits dans la troisième phase de l'état de stress (stress dépassé). Le harcèlement va produire les désordres sur la santé imputables au stress, mais sans pour autant en constituer une cause spécifique. Par exemple, le "BURN OUT" aboutit aux mêmes résultats que le harcèlement moral, sans y être assimilable. Le stress n'est pas un état pathologique, c'est son maintien de manière forcée pour la personne qui va produire la dégradation de la santé, par le dépassement des capacités d'adaptation du sujet, par l'ouverture d'une crise, par l'épuisement de ses ressources, par l'installation d'une conduite de survie où les défenses engagées peuvent déboucher sur l'instauration d'un état pathologique. Ce que l'on observe, c'est que le harcèlement va dans une première phase développer l'état de stress, l'aggraver dans ses effets, mais les conséquences mortifères du harcèlement ne peuvent se résumer au seul état de stress. Il y a un saut phénoménologique fondamental entre stress et traumatisme. La gravité des destructions qu'inflige le processus de harcèlement tient davantage à l'installation d'un syndrome post-traumatique. Mais avant d'aller plus loin et dans les rapports entre harcèlement et traumatisme prenons quelques instants pour distinguer encore harcèlements et stress. Dans une première phase, où l'on subit le harcèlement moral, les signes de manifestations sont effectivement ceux du stress. La différence entre une pression externe et le harcèlement, c'est que celui-ci est un processus qui dure et qui s'aggrave. Si, dans la situation de travail, cela ne dépasse pas cette première production de stress, un repos réparateur à la dimension de l'atteinte suffira à rétablir l'équilibre;ou bien dans l'organisation du travail,un changement positif des conditions d'activité permettra d'obtenir une amélioration. Le harcèlement se caractérise par la durée et la répétition que subit la personne, c'est ce qui va faire entrer celle-ci dans une deuxième phase; les symptômes vont empirer et constituer alors une atteinte durable de la santé de la personne. Aux premiers symptômes, vont s'ajouter d'autres avec notamment l'élévation des troubles neurovégétatifs. À partir de cette deuxième phase, on peut dire que le harcèlement n'épargne personne. Il y a des différences qualitatives particulières des individus pour résister au stress ; mais le harcèlement lui, fait plier tout le monde. Il est dès lors difficile de conserver un état de santé et des relations sociales, le harcèlement est aussi un processus d'isolement global,avec l'environnement professionnel,avec l'entourage familial et avec ses propres ressources.. Le harcèlement va enclencher le développement de ressources de défense de la personne à un niveau inhabituel. Dans la troisième phase du harcèlement, c'est l'entrée à proprement parler dans un syndrome post-traumatique qui pose sa marque irréversible au cœur de la psyché de l'individu. Même si on a affaire à un management par le stress, il y a une différence essentielle, car dans ce cas de situation productrice de stress, il n'y a pas d'intentions malveillantes comme dans le harcèlement, ni de développement de relation passionnelle avec tous les sentiments qui l'accompagnent. L'objectif reste alors la production; alors que dans le harcèlement c'est la soumission qui est visée. Le harcèlement met en oeuvre un autre type de rapports à l'autre, c'est l'emprise et le déni d'autrui comme sujet, qui est instauré et c'est cela qui constitue la cause essentielle du traumatisme chez la victime de harcèlement moral, quelque soit le type de harcèlement moral au travail : hiérarchique, par les pairs ou par les subordonnés. |
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| Le harcèlement et le traumatisme | |||||||||||||||||||
Le harcèlement ne correspond pas au schéma classique du traumatisme où, à un choc, s'ensuit un état traumatique, le harcèlement par sa durée et sa répétition de l'attaque constitue ce que l'on appelle un traumatisme cumulatif : la succession et la potentialisation de mini chocs conduit au même état pathologique que celui dû à un seul choc. Bien que le stress puisse conduire à la mort par épuisement progressif, rappelons que ce n'est pas le but premier de ce mécanisme psycho-biologique, mais bien au contraire l'adaptation à situation importante pour l'individu. Le stress est une réponse non spécifique tandis que l'état post-traumatique constitue la mise en place d'un ensemble de défenses comme réponse spécifique à une situation humaine très particulière. Le traumatisme ne signifie pas, utiliser ses propres défenses, mais plutôt, le dépassement de celle-ci. « L'angoisse constitue une protection contre le choc (schrek, la peur). Dans la mémoire traumatique, il semble que l'esprit n'ai pas eu le temps de recourir à cette protection et qu'il ai subit, sans y être préparé le traumatisme. Sa reichchutz (sa défense contre les stimulis) est débordée, il se voit frustré de sa fonction principale et primaire, celle d'éloigner les excitations excessives. » 28 Février 1919, Lettre E. JONES FREUD La différence essentielle entre stress et traumatisme, c'est que, le trauma lui, inclut d'emblée pour la personne la rencontre avec sa propre mort. C'est le fait de subir l'impensable qui détruit, de rencontrer une ou plusieurs personnes, qui ont à votre égard une visée destructrice, que celle-ci soit consciente ou non chez l'agresseur. Celui-ci déploie bien souvent, ses capacités pour ne pas être perçu tel quel par l'entourage et ses défenses pour ne pas voir les conséquences de ses conduites. La situation sera plus grave encore, lorsque l'on découvre l'intention meurtrière, que l'on perçoit confusément que l'autre "veut ma propre mort" ; on plonge alors dans un autre monde. La découverte de la haine, chez l'autre, mais aussi chez soi, la saisie dans ses tripes de la violence, fait basculer la personne dans une descente aux enfers. Les victimes entrent dans un fort ressenti de sentiments mêlés de culpabilité, de honte et de peur, surtout, le plus intenable est d'être confronté sans cesse à une perception de l'horreur (l'effroi). De cette entrée dans le post-traumatique, s'en suit un cortège de symptômes : La dépression s'installe plus ou moins fortement en fonction de la personnalité, de son hygiène de vie et du soutien de son entourage. Le risque majeur reste le suicide. Certaines addictions s'installent, avec des dépendances au tabac, à l'alcool et aux toxiques, mais également à certains médicaments psychotropes. Les troubles du comportement alimentaire se développent aussi. La pathologie somatique s'aggrave et se multiplie également. Le harcèlement, non stoppé, conduit régulièrement au développement de pathologies chroniques sévères fortement invalidantes, telles que la fibromyalgie, des atteintes cardiaques ou neurologiques. En plus de ce tableau de dommages subis, le harcèlement va progressivement installer la personne dans ce qui est décrit par le terme d'Etat de Stress Post-Traumatique (ESPT) ; lequel est bien mal nommé, car il ne s'agit pas de stress, mais c'est la référence américaine en psychiatrie. Cet état se caractérise par: - les réactions à l'état de choc (ex : panique, crise d'angoisse…) - des conduites d'évitement - le simple fait pour la personne harcelée de passer devant le lieu du travail peut provoquer des malaises, - des pensées intrusives - les événements blessants du harcèlement reviennent continuellement en flash de manière involontaire dans la représentation mentale. - des somatisations diverses. Le syndrome post-traumatique est d'une nature radicalement différente du stress. Il pousse la personne vers la mort, par pathologie ou suicide. Cela pose d'ailleurs un problème de fond pour la santé publique en ce qui concerne le traitement de ce harcèlement; les victimes sont mal soignées ; c'est le premier risque de survictimation. Cela va de la dénégation de la souffrance "Allez, il faut retourner au travail, maintenant", jusqu'au traitement médicamenteux lourd et inapproprié. L'expérience de plusieurs années d'accueil des personnes victimes de harcèlement permet d'affirmer que tout harcèlement sérieux doit être pris en charge sur le plan psychologique avec si possible, un psychothérapeute spécialiste en victimologie. Le harcèlement est un fléau social, son traitement fondamental doit être placé au niveau de la prévention au sein des entreprises et des services, avec une élévation de la conscience éthique dans les relations de travail. Le harcèlement pose la question du sort de l'humanité, du retour de la barbarie dans notre civilisation dominée par un économique inféodé au financier. |
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Didier ANTHOR, psychothérapeute, consultant sénior en ressources humaines. |
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| Livres et ouvrages | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| " Agressivité et violence au travail: comment y faire face ?" Bernard E. GBEZO, ESF, Octobre2000 |
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>>Le problème croissant de la violence dans nos sociétés se répercute aujourd'hui dans le monde du travail, et les personnes qui sont quotidiennement en contact avec le public sont de plus en plus exposées aux risques de menaces, d'agression ou d'actes de violence. L'entreprise elle-même génère ses propres formes de violences. Trouvant son origine dans des sources tant individuelles qu'organisationnelles, elle est perpétrée par la clientèle de l'entreprise, les collègues, le personnel d'encadrement. Les conséquences sont nombreuses, tant pour les victimes que pour l'entreprise qui doit faire face à une baisse d'efficacité et de productivité. Cet ouvrage s'adresse à tous ceux qui désirent comprendre les ressorts de la violence au travail, les prévenir ou y répondre de façon efficace. L'auteur met l'accent sur : - Les différents visages de la violence au travail - La nécessité de comprendre les ressorts de l'agressivité et de la violence pour mieux gérer son comportement et celui des autres - Les moyens de prévention et de gestion des risques de violence et de maltraitance dans sa vie quotidienne au travail. Faire face à la violence au travail commence par une reconnaissance du problème. L'entreprise doit ensuite se doter de mesures de prévention et de moyens d'intervention. La réponse à la violence vient aussi de l'intérieur de soi. Si l'on manque de confiance en soi, d'assurance ou de self-control sur les situations, les agressions continueront leurs oeuvres destructrices en dépit des mesures de protection et de prévention. |
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| “ Colloque de psychodynamique et psychopathologie du travail “ in TRAVAIL ET CHANGEMENT n° 46 / mai 1999 . |
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| " Harcèlement moral dans les relations de travail. Essai d 'approche juridique" Bouaziz Paul, Le droit ouvrier, mai 2000, n ° 621, pp. 192-216 . |
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| "La notion de Harcèlement moral dans les relations de travail" B. Laperou, Editions : F. Lefebvre, 2000 . |
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| "La violence au travail" D. Chapelle, D. Martino, Editions : Bureau international du travail, 2000 . |
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| “ Le harcèlement moral : la violence perverse au quotidien “ M-F HIRIGOYEN, 98, Editions : SYROS . |
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| "Le harcèlement moral au travail" M. Debout, Editions : Direction des journaux officiels, 2001 |
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>>Il est possible de détruire quelqu'un juste avec des mots, des regards, des sous-entendus : cela se nomme violence perverse ou harcèlement moral. Un mot peut tuer. Pour déstabiliser et détruire, les armes de la malveillance, de la manipulation et de la persécution sont innombrables. La perversité ordinaire d'un conjoint, d'un parent, d'un supérieur peut briser un couple, défaire une vie, ruiner une carrière professionnelle. La loi du plus fort règne le plus souvent dans la famille, l'entreprise, la société. L'agresseur mène patiemment son oeuvre paralysante et meurtrière. Sa victime se laisse peu à peu enfermer dans le piège prévu pour son supplice. Comment comprendre, analyser, vaincre le harcèlement psychologique ? Quelles solutions, quelles parades y opposer ? |
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| "Le Harcèlement moral au travail” Philippe RAVISY, 2000, Editions DALLOZ . |
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| "Le harcèlement sexuel en France“ S. CROMER, 95, Editions : La documentation française . |
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| "Le stress au travail" P. Légeron, Editions : Odile Jacob, 2001 |
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| >>Enseignants, contrôleurs aériens, infirmières, commerciaux, etc. : si certains métiers sont particulièrement stressants, tout le monde, quel que soit son milieu professionnel et la fonction qu'il occupe, peut être victime du stress. Le stress est devenu la première cause de souffrance psychologique au travail. Frustrations, surcharge de travail, manque de communication entre le management et la base, harcèlement moral, angoisse de la performance, etc. : les sources de stress ne cessent de se multiplier. Et ce, malgré la réduction du temps de travail et les progrès de la technologie censée améliorer notre quotidien. Moins physique, plus psychologique, le stress apparaît aujourd'hui comme une véritable épidémie : troubles du sommeil, mal de dos, anxiété, dépression voire suicide, le stress met en péril la santé physique et mentale des individus et coûte cher, aussi bien aux entreprises à l'économie nationale. Ce livre permet à chacun de repérer ses stresseurs, de les évaluer, d'en connaître les mécanismes, les risques et d'apprendre à y faire face individuellement. Il propose également des moyens pour agir, à l'échelle de l'entreprise, sur l'environnement professionnel et améliorer les relations humaines |
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| "Les illusions du management" J.P. Legoff, Editions : La découverte, 1996 |
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| >>Depuis plusieurs années, le management des ressources humaines est en crise, mais il ne semble guère se débarrasser de ses illusions. Le paradoxe est saisissant : on ne cesse de parler de management, on cherche toujours la méthode ou le remède miracle, mais on n'entend que très rarement ceux qui pratiquent le management au plus près des réalités de l'entreprise. A l'opposé de la langue de bois managériale, Jean-Pierre Le Goff donne la parole aux acteurs de terrain. Il est allé interroger dans de grandes entreprises industrielles les ingénieurs et les cadres qui se trouvent quotidiennement confrontés aux problèmes concrets. Leurs paroles et leurs pratiques sont une critique en acte des illusions du management. En s'appuyant sur cette critique, Jean-Pierre Le Goff prône un retour au bon sens, développe une analyse de l'activité du management qui remet en cause les schémas dominants et développe des propositions en matière de formation. Lors de sa première publication en 1993, cet ouvrage a été couronné par le "prix Manpower de l'ouvrage de ressources humaines". |
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| "Malaise dans le travail : démêler le vrai du faux" M-F HIRIGOYEN, 2001, Editions : SYROS |
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| >>Publié en 1998, le livre de Marie-France Hirigoyen, Le harcèlement moral, la violence perverse au quotidien, a rencontré un succès considérable et inattendu : ce succès a révélé un phénomène de société dont on ignorait jusque-là l'ampleur dans le monde du travail. On connaît la suite : la déferlante des témoignages, l'incroyable médiatisation des "affaires" de harcèlement tant dans le privé que dans le public, les débats entre professionnels (médecins du travail, inspecteurs, syndicalistes, juristes, chefs d'entreprise), la création d'associations, les nombreux colloques organisés sur le thème, et enfin le projet de loi soumis par le groupe communiste à l'Assemblée nationale. Le harcèlement moral fait aujourd'hui débat et une mise au point s'imposait. Prenant appui sur une enquête menée auprès des centaines de personnes qui lui ont adressé des témoignages écrits, Marie-France Hirigoyen affine ici son analyse et précise la notion, pour éviter que le terme soit utilisé abusivement et à contresens. Y a-t-il une spécificité de la victime ? Un profil de l'agresseur ? Des cas de fausses allégations ? Comment démêler le vrai du faux ? Qu'est-ce qui n'est pas du harcèlement moral ? Comment repérer ce qui en est ? Quels contextes de travail favorisent les procédés pervers ? Ce livre, nourri de nombreux cas concrets, répond avec précision à ces questions, sans esquiver la complexité des situations. Enfin, convaincue que l'organisation du travail est une donnée nécessaire mais pas suffisante pour expliquer le phénomène, l'auteur consacre la dernière partie du livre à la prévention sur le lieu de travail et auprès des professionnels, en redonnant un sens fort à l'éthique et à la responsabilité individuelle. Un livre indispensable pour tous ceux qui sont concernés directement ou indirectement par le harcèlement moral. |
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| “ Mobbing : la persécution au travail “ Heinz LEYMANN, 93, Editions du SEUIL |
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| >>On a souvent parlé du harcèlement sexuel dans la vie professionnelle en oubliant qu'il n'était qu'une forme de violence parmi d'autres. Ce livre - best-seller en Allemagne et dans les pays nordiques - révèle l'étendue d'un fléau bien plus vaste. De nombreux salariés sont, sans raison valable, victimes de leurs collègues, de leurs supérieurs hiérarchiques, parfois même de leurs subordonnés coalisés contre eux : on les harcèle, on les met en quarantaine, on les humilie, on tente de les briser par tous les moyens. On estime, en France, à un million environ le nombre de personnes soumises au mobbing. Les conséquences pour la victime sont très graves (effondrement psychologique, perte de son emploi et de sa crédibilité, parfois suicide), mais le prix que paye la société est également énorme, puisqu'une seule victime suédoise, finalement réduite à l'invalidité, aura coûté plus de 3 500 000 francs ! Comment identifier le mobbing ? Comment le combattre ? Quels sont les recours dont dispose le salarié ? En répondant à ces questions, H. Leymann en appelle à la constitution concrète d'une véritable éthique professionnelle. |
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| >>le 16 mai 1999 LA DEDICACE DE L'AUTEUR de "un merveilleux malheur" Il y a longtemps que j'ai envie d'écrire ce livre. Depuis mon enfance peut-être ? Depuis que j'ai fait des études de psychiatrie où l'on m'a enseigné que "Tout était joué dans les premières années". Ce n'est pas vrai bien sûr. Tant que la vie n'est pas terminée, il reste de jolis coups à jouer. Et tout malheur est réparable. Il faut le transformer en oeuvre d'art, en engagement militant, en contrainte à comprendre, en besoin de s'entr'aider. Ce n'est pas le chemin le plus facile, mais c'est le plus sûr moyen de transformer son malheur en merveille. Car aucun malheur n'est merveilleux. C'est le triomphe sur le malheur qui donne le sentiment de victoire. Ce livre témoigne pour les enfants blessés qui ont réussi, malgré tout, à triompher. Boris Cyrulnik |
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| >>Les Français souffrent et ne le disent pas. Comment faisons-nous pour tolérer le sort des chômeurs et des " nouveaux pauvres " ? Et comment parvenons-nous à accepter sans protester des contraintes de travail toujours plus dures, dont nous savons pourtant qu'elles mettent en danger notre intégrité mentale et psychique ? Christophe Dejours, spécialiste du travail, découvre à l'origine de ce consentement silencieux la peur et la honte. Il révèle comment, pour pouvoir endurer la souffrance sans perdre la raison, on se protège. A la lumière du concept de distorsion communicationnelle de Jürgen Habermas et de celui de banalité de Hannah Arendt, il met au jour le processus qui fonctionne comme un piège. Alors la souffrance devient pensable. Et l'injustice sociale banalisée.. . |
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“Violences en entreprise. Comment s'en sortir ?” |
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"Bourreaux et victimes. Psychologie de la torture" Françoise SIRONI , 1999, Odile Jacob, Paris. |
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| Le 01 juin 1999 DEDICACE DE FRANCE-INTER Françoise Sironi remonte la filière menant à la "fabrication des tortionnaires". De la préexistence de la pulsion morbide à l' "initiation" pour appartenir à un nouveau groupe de pression, elle passe en revue avec rigueur et précaution ce qui mène un individu à commettre de tels actes. Un ouvrage parfois insoutenable qui éclaire les faces noires de l'esprit humain et redonne corps et âme à nos contemporains victimes |
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"Les conditions de travail" Serge VOLKOFF et Michel GOLLAC, 2000, Repères/la découverte, Paris |
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| Le travail change : changements techniques et organisationnels, changements dans les formes d'emploi et la gestion des carrières. Quelles sont les conséquences de ces évolutions sur la santé physique et mentale des salariés, au long de leurs parcours professionnels ? Quels sont les principaux facteurs de diversité des conditions de travail, entre catégories sociales, entre grands secteurs de l'économie, entre les âges et les sexes ? Va-t-on vers une amélioration des conditions de travail sous l'effet du progrès technique ? Cette amélioration est-elle automatique, ou nécessite-t-elle des stratégies de régulation ? Cette amélioration est-elle automatique, ou nécessite-t-elle des stratégies de régulation ? Où se situent, aujourd'hui, les marges d'action ? Pour améliorer les conditions de travail, faut-il vraiment envisager l'activité de chaque travailleur dans sa globalité et sa singularité ? Cet ouvrage rédigé par deux spécialistes reconnus, mobilise l'économie, la sociologie, l'ergonomie, la psychologie et la médecine, à travers des études globales et des études de cas, pour apporter des éléments de réponse à ces questions. | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Articles |
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APPAY, Béatrice |
"précarisation sociale, travail et santé" |
Paris : IRESCO, 1997 |
BOUAZIZ, Paul |
"harcèlement moral, harcèlement sexué : les difficultés d'une approche juridique " DOSSIER: Harcèlement et violence : les maux du travail. . |
Travail, genre et sociétés, 2001, 5, pp.75-89. |
BOCQUILLON, Fabrice |
"Harcèlement professionnel, accidents du travail et maladies professionnelles" . |
Revue de Droit Sanitaire et Social, 36, juillet-septembre 2000 |
BOUTY, Cédric |
"Harcèlement moral et droit commun de la responsabilité civile" |
Droit Social, n° 7-8 juillet/août 2002 . |
CRU, Damien |
"Le mal-être au travail, comment intervenir?" DOSSIER: Harcèlement et violence : les maux du travail. . |
Travail, genre et sociétés, 2001, 5, pp.57-74. |
DAVEZIES, Philippe |
"souffrance et organisation du travail" La souffrance au travail. Compte-rendu de la jouréne de l'inspection du travail du 21 novembre 2000 . |
Parsi: La gazette sociale d'Ile-de-France, 2001, N°40 |
DRIDA, Michèle ENGEL, E. LITZENBERGER, M |
"Du harcèlement, ou la violence discrète des relations de travail " Actes du IIème Colloque International de Psychopathologie et de Psychodynamique du Travail. . |
Paris, 1999 |
GIUST, Annie-Charlotte |
"D'un innacceptable à l'autre ou les avatars du harcèlement moral au travail" . |
Revue internationale de psychologie, 19, 2003 |
LAPEROU-SCHNEIDER, Béatrice . |
"Les mesures de lutte contre le harcèlement moral" |
Droit Social, 3 mars 2000 |
LOUBAT, René |
"Le Harcèlement psychologique au travail" |
Gestions hospitalières, août/septembre 2000 . |
MOREAU, Nicole, coord. |
"Rapport du Comité Interministériel sur le harcèlement psychologique au travail" . |
Montréal : ministère du Travail, 2001 |
PEZE, Marie |
"Le harcèlement moral :Approche Psychosomatique,psychodynamique, thérapeutique" |
Le droit ouvrier, 2000, 621, pp.186-191 . |
PEZE, Marie |
"Contraintes par corps : le harcèlement moral" DOSSIER: Harcèlement et violence : les maux du travail. . |
Travail, genre et sociétés, 2001, 5, pp.29-42 |
PEZE, Marie SOULA, Marie-Christine . |
"Approche pluridisciplinaire du harcèlement moral" |
DMT, 90, 2002 INRS |
PEZE, Marie SOULA, Marie-Christine . |
"harcèlement au travail: l'interrompre en urgence" |
La revue du praticien- médecine générale. 2001, N° 537, tome 15 |
PEZE, Marie . |
"la fabrique des harceleurs" |
Performances, septembre 2001 |
PEZE, Marie; BOUAZIZ, Paul, BUIGUES, Chantal ; JACOB, Georges; LEKER, Irith; DEPUILLE-IMBEAUX, Martine ; ROCHE, Catherine; SANDRET, Nicolas; SOULA, Marie-Christine ; THOMASSIN, Claire; VEUILLET-DUVAL, Anne . |
"Le harcèlment moral: réparation ou reconnaissance de la souffrance au travail?" |
Travailler, 9, 2003 |
POILPOT-ROCABOY, Gwenaelle |
"La fonction GRH comme garant du respect du contrat psychologique relationnel dans l'entreprise : le cas du harcèelment professionnel" Ressources humaines. Une gestion éclatée . |
Economica, Paris, 198, pp.273-291 |
PUPPO, Alberto |
"Harcèlement moral et fonction publique : spécificités" |
l'actualité juridique - fonctions publiques. mai/juin 2002. . |
PUPPO, Alberto |
"La lutte contre le harcèlement moral dans la fonction publique : soumission ou dignité?" |
l'actualité juridique - fonctions publiques. juillet/aout 2002. . |
RAVISY, Philippe VIEGAS, Joao |
"Le harcèelment moral dans le droit de la fonction publique après la loi de modernisation sociale" |
Cahiers de la Fonction Publique et de l'Administration, 214, juillet/aout 2002 . |
ROGERAT, Chantal |
"Harcèelment et violence : les maux du travail. Introduction au dossier" |
Travail, genre et société, 2001, N°5, pp.21-28 . |
ROLIN, Frédéric |
"Le harcèlement moral au risque du droit administratif" |
Actualité juridique droit administratif, 16 septembre 2002 . |
SNPMT. |
Dossier: "harcèlement moral au travail" |
Médecine et Travail, 2000, N°186, pp.34-59 . |
SOARES, Angelo |
"La violence (in)visible au travail : le cas du harcèlement psychoologique au Québec" |
Violence et travail. 2ème Colloque International de Psychodynamique et Psychopathologie du Travail, 12 mars 1999. Parsi : CNAM, pp.191-202 . |
| SOARES, Angelo | "Quand le travail devient indécent : le harcèlement psychologique au travail" | Montrèal, 2002 [Rapport disponible sur le site internet: http://www.unites.uqam.ca/cinbiose/PDF/harcelem.pdf] . |
| VEZINA, Michel | "Violence physique et intimidation au travail dans les pays de l'Union Européenne " | Violence et Travail, 2ème Colloque International de Psychodynamique et Psychopathologie du Travail, 12 mars 1999. Parsi : CNAM, pp.243-254 . |
| WENNUBST, Gabriella | "Mobbing : le Harcèlement psychologique analysé sur le lieu de travail" | Lausanne, Réalités Sociales, 1999 |
| Conférences et actes de Colloques, Documents | ||
| De GASPARO Claudia | Approche sociologique du harcèlememnt moral | Mémoire de DEA, sept 2002, université de Veresailles-Saint-quentin en Yvelines, DEA Logiques d'acteurs et régulations publiques . |
| KRUSE, Peter | Change Management. La gestion du changement. Les principes de changements réussis dans les entreprises. | Transcription de la conférence donnée le 11 mars 1999 à des managers de la City Bank. [texte non publié. Disponible sur le site internet: http://users.skynet.be/wirira/fear-mgt.htm] . |
| Harcèlement moral | Actes de la journée du 30 novembre 2001. ANFH Ile de France . |
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| Le harcèlemnt moral : des repères pour l'action du médecin du travail | 27 septembre 2001. Docteur M-C SOULA, Mirtmo, DRTEFP Ile de France . |
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| Le mal être au travail | Colloque des syndicats des avocats de France -liaisons sociales- 22 fév 2000 . |
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| Evaluation du harcèlement moral | Enquête dans une population de 1210 salariés et exploitations dans le but de construire un outil de dépistage - thèse pour le doctorat en médecine. Université Louis Pasteur, faculté de Médecine de Strasbourg, 2000. | |
Face à la Violence Morale, le CEPVIM propose d'informer, d'analyser, de prévoir le risque et d'organiser la prévention. |
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| © LaFéeOrdi 2007 | ||||||