centre européen de prévention d ela violence morale
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La finalité du Centre Européen de Prévention de la VIolence Morale réside dans l'éradication de la violence morale,
quel que soit le cadre dans lequel elle s'exerce (professionnel, familial, conjugal, scolaire, institutionnel....)
Dans cette optique, le CEPVIM privilégie 2 grandes orientations, le soutien, et la prévention, qu'il décline dans son activité et ses perspectives de développement :

•  Accompagnement, orientation et suivi des victimes,

•  Accompagnement Post Traumatique des individus et des structures (débriefing, groupe de parole, prise en charge psychothérapeutique)

•  Conseils aux professionnels confrontés à ces phénomènes dans l'exercice de leur métier (médecins, DRH, travailleurs sociaux…),

•  Prévention et traitement des risques professionnels en particulier psychosociaux dans les organisations de travail, allant de la sensibilisation jusqu'à l'élaboration de plans de prévention,

•  Mise en œuvre de campagnes d'information et de prévention, et développement de programmes et projets partenariaux à l'échelle régionale, nationale et européenne,

•  Développement d'un réseau européen d'échanges de savoirs, de compétences et d'étude sur les phénomènes de violence morale.

 

PREVENTION  et si on décidait de choisir entre humanité et violence?

La démonstration des multiples effets néfastes de la violence morale exercée en milieu professionnel n'est aujourd'hui plus à faire. Les différents acteurs du monde du travail (salariés, employeurs, syndicats, médecins du travail, organismes sociaux…) s'accordent pour le reconnaître.

Des études et enquêtes, quoique peu nombreuses à ce jour, ont cependant permis d'étudier la violence morale au travail. Les résultats suivants méritent d'être soulignés tant ils sont révélateurs de l'ampleur du phénomène et de ses conséquences :

•  pour les personnes :

• augmentation des consommations de tabac, café, alcool…,
• dépression réactionnelle
• troubles neurophysiologiques (sommeil, mémoire, appétit…),
• maladies psychosomatiques,
• ouverture d'un symptôme post-traumatique,
• bouleversements des rapports familiaux et sociaux,
• marginalisation sociale,
• risque élevé de suicide.

•  sur les structures de travail :

•  coût direct du travail perdu,
•  détérioration de la communication,
•  baisse de productivité,
•  dégradation des relations de travail et de la motivation,
•  atteinte à l'image et à la culture de l'entreprise,
•  diminution de la clientèle,
•  élévation du risque financier en cas de poursuite judiciaire,
•  élévation du risque judiciaire du chef d'établissement

•  sur la société :

•  détérioration de l'éthique dans les relations professionnelles et sociales,
•  élévation des incivilités et des agressions,
•  montée du coût de la facture sociale de la violence morale,
•  installation de la barbarie dans notre civilisation.

A titre d'exemple, un rapport du BIT (Bureau International du Travail), s'appuyant sur une étude menée en 1996 auprès de 32 pays, fait état du coût direct de la violence psychologique dans une entreprise allemande de 1000 employés, soit 200 000 marks (environ 102 000 euros) par an, auxquels viennent s'ajouter 100 000 marks (environ 51000 euros) en coûts indirects.

Ces exemples sous-tendent les réels enjeux de la prévention longtemps et encore délaissée, notamment en France, au profit d'une logique de réparation.

Si la réparation est évidemment nécessaire et indispensable, elle témoigne aussi trop souvent de situations initiales minimisées, voire ignorées, et dont la dégradation progressive par manque de traitement, aura engendré de graves conséquences sur les plans humains, économiques et financiers qui auraient pu être évitées.

À partir de cette constatation, les directives officielles tendent de plus en plus à privilégier le champ de la prévention ; la dimension de la responsabilité sociale et les obligations des employeurs évoluent dans ce sens.

Le document unique constitue un point d'amorce à une démarche globale de prévention des risques psychosociaux.

L'évaluation des risques professionnels est introduite pour la 1 ère fois en droit français en 1991. Récemment, la création du document unique prévue par l'article R230-1 du code du travail constitue une véritable évolution en matière de sécurité et santé des travailleurs.

Cette évaluation est une étape nécessaire à la mise en place d'une démarche globale de prévention au sein des entreprises, son objectif visant à diminuer les accidents du travail et les maladies professionnelles dont les conséquences sont lourdes en coûts sociaux et dommages humains.

Les facteurs de risques de maladies et d'accidents professionnels sont de plusieurs natures (physique, psychologique, physiologique), leur prévention nécessite une approche globale d'une part, et différenciée d'autre part au regard :

•  de la spécificité de chaque entreprise :

•  secteur d'activité,
•  taille de l'établissement,
•  configuration des lieux de travail,
•  obligations et contraintes,

•  des modes d'organisation du travail :

•  structure pyramidale, transversale…
•  méthode de gestion du personnel
•  techniques de management

Si la loi de modernisation sociale du 17 janvier 2002 condamne le harcèlement moral au travail et en cela constitue une évolution notoire, elle est aussi la traduction et l'aboutissement de comportements déviants au travail.

En effet, la santé et la sécurité des salariés ne se rapportent pas uniquement au secteur d'activité spécifique dans lequel ils travaillent et aux risques physiques qu'ils encourent. La visibilité des dangers matériels auxquels sont exposés les salariés et la relation immédiate de cause à effet entre une situation à risque et un accident ou une maladie professionnelle ignorent trop souvent les facteurs psychologiques qui contribuent à les générer. Il appartient donc aux employeurs de mettre en place dans leurs établissements les moyens nécessaires à la prévention des risques psychosociaux.

Prenons l'exemple d'un couvreur, quels sont les éléments susceptibles de provoquer une chute ? Incontestablement la hauteur, la pente du toit ou encore les conditions météorologiques, chacun en convient. Pourtant, le stress, les pressions diverses (obligations de résultat, respect des calendriers…), les tensions relationnelles etc.… sont autant de raisons potentielles d'une chute car elles influent directement sur la vigilance, les réflexes, la concentration…

Les risques psychosociaux ont un spectre large et recouvrent notamment ceux qui sont liés à la manifestation de la violence morale qu'elle soit générée à partir de l'externe de l'entreprise (clients, usagers, partenaires…) ou installée à l'interne. Actuellement les conséquences les plus connues sont les pathologies consécutives à l'élévation du stress au travail ou au harcèlement moral.

Le CEPVIM met à la disposition des entreprises, ses compétences et son savoir-faire en matière de prévention des risques psychosociaux dans le double objectif de contribuer à la mise en place de « bonnes pratiques » en matière de gestion des ressources humaines et d'aider les employeurs à se conformer aux obligations légales.

 
 
SOUTIEN
 

Le programme européen Léonardo III

Le CEPVIM est partenaire du projet porté par le centre hospitalier de Fécamp dans le cadre du programme européen Léonardo III autour du thème de la violence en milieu hospitalier. Depuis septembre 2002, un comité de pilotage se réunit pour définir les grandes orientations et les actions à mettre en œuvre.

L'apport du CEPVIM dans la réflexion collective porte notamment sur une meilleure compréhension du phénomène de la violence et des systèmes de représentation d'un corps professionnel. Parallèlement, le centre a participé aux actions de formation et de sensibilisation qui se sont déroulées fin 2004 auprès des partenaires européens sur l'amélioration de la sécurité et de la qualité en institution hospitalière .

Ce projet de grande ampleur existe grâce à un réseau partenarial constitué des structures hospitalières suivantes :

•  CHRS de Saint-Étienne du Rouvray
•  Hôpital Général du Havre
•  CHU de Rouen
•  Hôpital d'Evreux
•  Groupe Hospitalier d'Elbeuf/Louviers
•  Hôpital de Dieppe
•  Hôpital de Fécamp
•  Hôpital Général d'Alençon
•  ANFH Haute-Normandie et Basse-Normandie
• Partenaires européens : Grèce, Hollande, Islande, Lettonie, République Tchèque, Belgique, Italie, Malte.

L'implication du CEPVIM dans ce projet lui confère une grande proximité des préoccupations des établissements hospitaliers en matière de formation, en particulier en ce qui concerne les personnels d'accueil aux urgences, les tensions générées entre les personnels au regard des violences externes subies et la dégradation potentielle des relations internes qu'elles sous-tendent.

Au regard des échanges réguliers avec le secteur hospitalier et de son expérience en matière de prévention et de traitement des phénomènes de violence morale, le CEPVIM a élaboré un plan d'intervention en 3 phases en direction des hôpitaux. Celui-ci se doit bien-entendu d'être ajusté aux spécificités de chaque établissement, il traduit néanmoins la demande émergente des différentes catégories de personnels hospitaliers ainsi que les situations de violence rencontrées à l'externe comme à l'interne.

Il consiste en 3 étapes successives à :

•  sensibiliser et informer l'ensemble du personnel aux phénomènes de violence
•  organiser une formation spécifique en direction des cadres débouchant sur la constitution d'un comité de pilotage,
•  accompagner la mise en place d'un authentique dispositif de prévention et de traitement de la violence au travers d'une formation spécifique des membres du comité de pilotage.

Il convient de préciser que le CEPVIM s'engage également dans la réflexion relative à la formation continue des infirmiers et infirmières, notamment d'accueil d'urgence.

Le CEPVIM a mené plusieurs actions en direction de la médecine du travail.

Le CEPVIM intervient régulièrement auprès des médecins du travail dont les problématiques évoluent au regard des situations de violence vécues et décrites par leurs patients. En effet, leur confrontation quotidienne aux phénomènes de violence morale en entreprise, les conduit à enrichir et développer leurs connaissances au niveau :

•  du diagnostic du harcèlement notamment des spécificités du syndrome post-traumatique des personnes victimes,
• des thérapeutiques (pharmacothérapie, psychothérapies, psychologie intégrative,
• du cadre juridique (loi de janvier 2001 révisée en 2003, jurisprudence et pratique judiciaire, médiation, responsabilités des différents protagonistes…).

A noter que cette demande émergente s'exprime également dans le corps des médecins généralistes auxquels le CEPVIM propose un plan de formation qui se décline en 4 étapes :

•  La sensibilisation
•  L'approche clinique
•  L'approche thérapeutique
•  Les certificats

 foncer dans le mur sans pouvoir retourner en arrière, une sensation d'inutilité de la vie et une destruction de l'individu programmée

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Face à la Violence Morale, le CEPVIM
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